samedi 17 août 2013

Palmarès des mauvaises habitudes à changer

 
Comme dit le proverbe: «Plus ça change, plus c’est pareil». Voici la liste des quinze mauvaises habitudes dont les gens souhaiteraient se débarrasser. Aux fins de l’exercice, l’Indice relatif de bonheur (IRB) a procédé à des regroupements selon les réponses données par les participants. La teneur de ces regroupements se retrouve à la fin de cet article.
Habitudes à changer (% des mentions):
1. Améliorer ses habitudes alimentaires: 14,5 %
2. Bouger davantage, faire plus d'exercice: 13,6 %
3. Arrêter de fumer: 10,4 %
4. Améliorer ses habitudes de vie: 6,6 %
5. Adopter une attitude plus cool, plus zen: 6,0 %
6. Diminuer ma procrastination, être moins paresseux: 6,0 %
7. Moins dépenser, mieux gérer mon budget: 6,0 %
8. Manger moins, diminuer les portions: 5,2 %
9. Diminuer la consommation d'alcool, de vin: 5,0 %
10. Améliorer mon attitude, mon caractère: 4,5 %
11. M'affirmer davantage, augmenter mon niveau de confiance: 2,6 %
12. Passer moins de temps sur internet: 2,0 %
13. Arrêter de me ronger les ongles: 2,0 %
14. Manger moins souvent au restaurant: 1,3 %
15. Diminuer la consommation de café: 0,8 %
16. Aucune habitude à changer: 8,6 %
Les mauvaises habitudes en détail
1. Les habitudes alimentaires
Les mauvaises habitudes d'hier sont encore celles d'aujourd'hui. Celles reliées aux habitudes alimentaires occupent la tête de ce classement (14,5 %) et davantage si on intègre celle qui occupe la 7e position (manger moins, diminuer les portions, 5,2 %). C'est alors une personne sur cinq (20 %) qui souhaite ainsi modifier ses habitudes alimentaires, ce qui caractérise bien l'état actuel de la société alors que l'obésité et le surplus de poids sont devenus des fléaux qui pèsent lourd, tant sur la santé individuelle que celle de la population tout entière. Cette volonté de modifier ses habitudes alimentaires est davantage ressentie par les femmes et les personnes avec une plus faible scolarité.
2. Le sédentarisme
La deuxième position de ce palmarès est occupée par une mauvaise habitude qui est souvent le corollaire de la première, soit le sédentarisme. Ainsi, 13,6 % des personnes souhaitent bouger davantage et faire plus d'exercice. Une volonté maintes fois entendue, mais rarement appliquée.
Ces deux seules premières positions des habitudes que l'on souhaiterait changer expliquent à elles seule l'ampleur du phénomène que représente aujourd'hui le sédentarisme, ses effets néfastes ainsi que les efforts à faire pour s'en dissocier.
3. La cigarette
La volonté d'arrêter de fumer arrive en 3e position avec 10,4 % des mentions. En référant à Statistique Canada qui dénombre environ 14 % de fumeurs au Canada, c'est donc dire que la grande majorité de ceux-ci (75 %) souhaitent arrêter. Encore là, beaucoup plus facile à souhaiter qu'à réaliser.
4. Les habitudes de vie
Ces habitudes se manifestent de différentes façons. Qu'il s'agisse d'être plus ordonné, plus discipliné, plus ponctuel, moins pressé, se lever plus tôt, se coucher moins tard, toutes ces volontés exprimées par les répondants représentent des mauvaises habitudes dont on souhaiterait se débarrasser. Cette volonté d'améliorer ses habitudes de vie diminue avec l'âge, mais augmente avec le niveau de scolarité des répondants.
5. L'attitude en général
Une quantité non négligeable de répondants souhaiteraient afficher une attitude plus cool, plus zen, c'est-à-dire se contenter plus facilement, diminuer leurs angoisses et leur stress, faire preuve de plus d'empathie et mieux vivre avec soi-même. Cette volonté est davantage ressentie par les plus jeunes et les hommes alors qu'aucun répondant déclarant des revenus de plus 80 000 $ n'a mentionné cette volonté. Le pouvoir de l'argent irait-il jusqu'à ce point? J'en doute.
Une tendance est cependant bien perceptible. Les répondants qui ont mentionné des mauvaises habitudes reliées à leur attitude, leur caractère ou leur personnalité affichent un IRB moyen de 5 à 7 points inférieurs à la moyenne.
Aussi, en regroupant tous ces répondants (positions 5, 10 et 11), c'est un total de 13% de répondants qui souhaitent améliorer une facette de leur personnalité.
Les autres
Il est difficile de procéder à des analyses segmentées pour les autres mauvaises habitudes, car le nombre de répondants est parfois trop faible, mais certains liens semblent évidents. Ainsi :
- Les personnes monoparentales sont nettement plus nombreuses (14 %) à vouloir diminuer leur procrastination et leur paresse.
- Les personnes de 45 ans et plus (9 %) ainsi que les hommes (7 %) sont plus nombreux à souhaiter diminuer leur consommation d'alcool.
- Les jeunes et les étudiants sont plus nombreux à souhaiter passer moins de temps sur internet.
- La volonté d'arrêter de fumer est nettement plus perceptible en milieu rural (15 %) qu'urbain (9 %).
- Les enfants uniques (22 %) sont de loin, le groupe souhaitant le plus briser leur sédentarisme en bougeant davantage.
Il y a bien pire que les mauvaises habitudes!
2010 s'achève, 2011 approche. Avec les mauvaises habitudes arrivent aussi les résolutions. Mais encore faut-il avoir quelque chose à changer, à améliorer. La dernière enquête de l'IRB nous apprend que 13 % des répondants considèrent qu'ils n'ont aucune mauvaise habitude à éliminer. Ces êtres presque parfaits, plus nombreux chez les hommes que les femmes d'ailleurs (16 % vs 11 %), n'affichent pourtant qu'un IRB moyen de 80,50, trois petits points au dessus de la moyenne québécoise.
La grande majorité (68 %) avoue avoir une ou deux mauvaises habitudes qu'ils souhaiteraient voir disparaître de leur vie. L'IRB de ces personnes est presque le même que celui des personnes qui considère ne pas avoir de mauvaise habitude à changer. Comme quoi les mauvaises habitudes ne sont pas des tares innommables qui pourrissent profondément la vie, mais plutôt des penchants, des comportements qui pourraient être améliorés.
Mais attention. Il est nettement préférable de ne pas accumuler ces mauvaises habitudes. Ainsi, les 18 % de répondants qui avouent en avoir plusieurs de ces mauvaises habitudes (plus de 2) affichent un IRB moyen de 70,00, soit 10 points de moins que celui des personnes sans mauvaise habitude à changer, selon leur dire évidemment (70,00 vs 80,50).
Mais il y a un hic
Les prochaines données nous aident par contre à mieux comprendre pourquoi il s'avère si difficile de se débarrasser de nos mauvaises habitudes. C'est simple, les gens n'ont pas de plan, pas de méthode. Ainsi, la majorité des répondants (53 %) affirment n'avoir aucune approche précise et déterminée pour modifier ou éliminer cette ou ces mauvaises habitudes. Encore la pensée magique, l'approche facile.
Cette fois, les femmes se montrent plus méthodiques, 45 % d'entre elles affirmant avoir un plan pour éliminer leurs mauvaises habitudes contre seulement 36 % pour les hommes. Et le bonheur, sans surprise, se range du côté des méthodiques, l'IRB moyen de ces personnes étant de trois points supérieurs à celui des brouillons et des rêveurs.