jeudi 27 juin 2013

Le biofeedback

      On pensait autrefois que l'homme ne pouvait exercer aucun contrôle conscient sur les fonctions complexes de son corps, telles que le rythme cardiaque, l'activité électrique du cerveau, la tension artérielle, etc. Aujourd'hui encore, si l'on demandait à l'homme de la rue d'élever sa tension artérielle ou de diminuer la température de ses mains, il est probable qu'il ne saurait pas comment s'y prendre.
Pourtant, lorsqu'un individu peut observer, sur un écran, les variations de sa tension artérielle telles qu'elles se produisent, et si on lui demande de l'augmenter ou de la faire diminuer, il est capable, au bout d'un certain temps, d'apprendre à le faire. Cette méthode est appelée " biofeedback ", ce qui signifie que les états des fonctions corporelles (bio) sont retransmises dans le corps (de feed, "nourrir", et back, "en retour"). Dans des conditions traumatisantes de stress (prolongé ou réduit), la régulation de certaines fonctions du corps ne se produit pas. Cela engendre une série de dysfonctionnements assez graves : tension artérielle élevée, migraine, maux de dents, asthme, ou même certains types de paralysie et de troubles cardiaque ou autre, pour lesquels aucune cause physique ne peut être décelée. Lorsque cela se produit, le médecin prescrit au patient des séances de biofeedback avec un psychologue.
 
 
      Grâce à un équipement spécial, le psychologue contrôle les fonctions du corps du patient. Celui-ci reçoit simultanément une information concernant ce qui se passe, en regardant, par exemple, un cadran sur lequel il peut voir une aiguille monter et descendre, ou en écoutant un signal électronique qui augmente ou diminue selon le sens des variations de son corps. Ce "feedback" a deux objectifs : le premier est d'informer le patient des changements qui surviennent dans son corps (dès leur apparition, et bien avant qu'il ne les ressente), le seconde objectif est d'apprendre au patient à quel moment utiliser des stratégies conscientes pour contrôler les fonctions de son corps. Peu à peu, le patient progresse et réussit à exercer ce contrôle sans faire appel à la machine : il a appris à détecter et modifier, si nécessaire, les moindres changements qui se manifestent dans son organisme.